Mon homme au foyer

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi 22 mars 2008

Ils sont bien élevés

Un vieux sage du village, accoudé au comptoir, parle à Papazon.

Le vieux: Toi mon gars, on t'entend arriver de loin tellement tu parles fort,

(tu m'étonnes, Papazon dans la rue avec ses 4 ou 5 pioupioux, on dirait qu'il coache un troupeau d'oies)

Le vieux: ...mais tes gamins, ils sont bien élevés.

Papazon boit du petit lait.
Elever les gamins, c'est son job, et il adore les compliments.

vendredi 7 mars 2008

Coq en pâte

Toute cette semaine, Papazon s'est levé avant 7 heures.

Comme tous les jours d'école de toutes les semaines. Il s'occupe du lever, du déjeuner, de l'habillage et de l'amenage des enfants scolarisés (quatre).


On va faire comme si moi, pendant ce temps, j'étais déjà au boulot.

Mais en fait, non, cette semaine, je travaille tard le matin. Parce que je travaille tard le soir.

Alors, en vrai, je suis au fond de mon lit.

Dans un semi sommeil béat, je me hume avec délectation les bruits de maison, les piou piou qui piaillent, les sons familiers du petit déjeuner. Puis les enfants viennent me dire au revoir dans le lit et partent à l'école.

Trop cool.

Suis un vrai coq en pâte.
(c'est quoi, le féminin de coq en pâte? Existe pas encore? A inventer.)



mardi 29 janvier 2008

Mamazon est un boulet (conclusion): en fait, c'est un complot

En semaine, parfois, j'habite chez mes parents. Ils gardent Lulubelle, 10 mois, et moi je pars travailler le matin après avoir avalé un vrai café préparé par mon père la veille pour que je n'aie plus qu'à appuyer sur le bouton, parce que sinon je lui faisais trop pitié à boire un vilain café soluble, mais de toute façon mon père se lève aussi au cas où j'oublie de régler mon réveil et puis aussi il doit vérifier que je pars bien avec toutes mes affaires sinon je ne peux pas travailler.

Récapitulons:

  • On me fait mon café (Papazon, ou mon père)

    La veille: verser de l'eau dans la machine à café, placer un filtre, le remplir de café en poudre ; le matin: appuyer sur le bouton.

  • On me réveille (Papazon, ou mon père)

    La veille: programmer le réveil ; le matin: me secouer.

    .
  • On vérifie l'intégrité de mes bagages (Papazon, ou mon père)

    Connaître la liste des affaires indispensables à mon travail. Avant mon départ: identifier ce qui manque. Après mon départ: vérifier que je n'ai rien laissé dans l'entrée.

Voilà.

En fait, tout ça c'est encore un complot du grand machisme pour maintenir les femmes sous dépendance (technologie, savoir-faire, initiative organisationnelle).

Y'a encore du boulot, les filles.

 

vendredi 25 janvier 2008

Mamazon est un boulet (3): je pars travailler en oubliant mes affaires

Rappel des épisodes précédents:

En semaine, parfois, j'habite chez mes parents. Ils gardent Lulubelle, 10 mois, et moi je pars travailler le matin après avoir avalé un vrai café préparé par mon père la veille pour que je n'aie plus qu'à appuyer sur le bouton, parce que sinon je lui faisais trop pitié à boire un vilain café soluble, mais de toute façon mon père se lève aussi au cas où j'oublie de régler mon réveil.


Troisième jour
Réveil ok.
Café ok.
Suis dans le bus qui roule vers la gare.
Téléphone sonne.
C'est Papa (mon père, quoi).

Papa: C'est normal que tu n'aies pas pris ton ordinateur portable? Nan, je demande, parce qu'il est là, dans l'entrée.

Meurdre, mon portable. Je ne peux pas travailler si je n'ai pas mon portable. Et là, justement, je pars travailler. Sans mon portable. 


Alors, mon père s'habille, saute dans sa voiture, me rejoint à la gare et me transfère mon portable.


(c'est donc que moi, à la maison, mon mari me fait un check-up complet quand je vais bosser? Possible. Mais discret. M'en suis jamais rendu compte)

vendredi 11 janvier 2008

Mamazon est un boulet (2): le réveil matin

Rappel des épisodes précédents:

En semaine, parfois, j'habite chez mes parents. Ils gardent Lulubelle, 10 mois, et moi je pars travailler le matin après avoir avalé un vrai café préparé par mon père la veille pour que je n'aie plus qu'à appuyer sur le bouton, parce que sinon je lui faisais trop pitié à boire un vilain café soluble.

Deuxième jour

8 heures. Papa (mon père, quoi) frappe à la porte de la chambre où je dors avec Lulubelle

et à côté de mon téléphone, dont j'ai oublié de programmer la sonnerie à sept heures et demie de manière à partir vers huit heures.



Papa: Tu as prévu de te lever à quelle heure? Nan je demande juste parce qu'il est huit heures, là.

(évidemment, à la maison, c'est Papazon qui s'occupe, chaque soir, de régler le réveil. Après, on s'habitue, on perd ses compétences, on devient dépendante et on compte sur papa pour arriver à l'heure au boulot. La honte, un peu)


jeudi 3 janvier 2008

Mamazon est un boulet (1): le café soluble

En semaine, parfois, j'habite chez mes parents.

Ils gardent Lulubelle, 10 mois, je vais travailler et je rentre le soir dormir et je repars travailler le lendemain.


Premier jour

7 heures 30.

Je me lève, tout le monde dort, j'erre dans la cuisine à la recherche d'un truc à boire.

Résultat: café soluble.


21 heures.

Papa (mon père, quoi) débarrasse la table du dîner. Puis il met de l'eau dans la cafetière électrique. Place un filtre. Le remplit de café en poudre.

Papa: Comme ça, demain, tu auras juste à appuyer sur le bouton.

(ben oui, moi à la maison mon mari me prépare mon café tous les matins. On s'habitue et on en perd ses compétences. Mon père a eu pitié de moi. C'est chouette, les mecs)

lundi 31 décembre 2007

I'm on paternity leave

C'est un email professionnel.

Un email qui raconte qu'un de mes collègues est absent pour deux mois.

  • Il est arrêté pour dépression nerveuse?
    Nan.
  • Il a fait une attaque cardio-vasculaire?
    Pas du tout.
  • Il s'est cassé l'épaule lors d'une compétition de VTT?
    Même pas.

Indice:

Ce collègue est suédois.

Réponse en V.O:

I'm on paternity leave and will be back march 3rd.

Traduction:

Je suis en congé paternité, je reviens dans 2 mois et pendant ce temps allez vous faire voir, je profite de ma famille parce que

  • le droit social de mon pays m'en donne le droit (et même le devoir) 
  • les mentalités ne sont pas un obstacle.

(en France, mon copain D., parce qu'il a décidé de prendre ses deux semaines de congé parternité, a été accusé de démotivation et sanctionné par blocage de salaire)

vendredi 21 décembre 2007

Roudoudou à l'hôpital

Travailler à 350 km de chez moi, ce qui ne m'est pas arrivé depuis un an.

Apprendre, le matin du deuxième jour, que Roudoudou, 7 ans, mon fils, est admis à l'hôpital.

(forte fièvre et mal au ventre)


Passer la journée
au rythme des flash d'information de Papazon qui m'indique heure par heure
  • l'état du gamin et ce qu'en disent les médecins
  • l'organisation de l'accueil des autres enfants

Ne pas rentrer le soir même, car
  • les enfants valides sont contents de dormir chez leurs copains
  • Papazon se prévoit une super top nuit dans un fauteuil à l'hôpital
  • faut mieux que je bosse sans trop me faire remarquer.

Revenir cependant à la maison le lendemain.

Roudoudou est aussi de retour à la maison. Il va mieux.


Moi: Hébé didon c'était pas bien que tu ailles à l'hôpital juste quand j'étais à Paris mon pauvre petit chéri.

Roudoudou: Oui.

Moi: Papa s'est bien occupé de toi mais tu avais besoin d'un papa et d'une maman pour s'occuper de toi.

Roudoudou: Oui.

Moi: Quand je retournerai à Paris, vaudrait mieux que tu n'ailles pas à l'hôpital.

Roudoudou: Mais tu sais Maman, j'étais pas inquiet.

J'étais pas inquiet.

Mon fils n'était pas inquiet. Il était à l'hosto, son père s'occupait de lui et sa mère allait rentrer plus tard. Il n'était pas inquiet.

(oui mais moi, j'étais inquiète, moi)

mercredi 14 novembre 2007

Travail, famille, travaux

Depuis deux mois, Papazon a entrepris des travaux dans la maison. Objectif: agrandir le nid.

  • C'est tout un boulot

    (monter du matériel, trou-trous dans les murs, plâtre, peinture murale).

  • Sauf qu'en même temps, il assure son rôle de père au foyer.

(réveiller, habiller, nourrir, accompagner à l'école, remplir le caddie, ranger les courses, aérer les chambres, laver le bébé, cuisiner, nourrir le bébé, laver le linge, étendre le linge, ranger le linge, ranger les chambres, aller chercher à l'école, câliner, aider aux devoirs, laver, cuisiner, câliner, regarder jouer, éduquer, câliner, écouter le récit de la journée des enfants, de celle de sa femme...)


Et puis, il a réfléchi.

Papazon: En fait ça ne m'intéresse plus, le bricolage.
Papazon: Parce que quand je bricole, je ne peux pas bien m'occuper de ma famille.
Papazon: Je préfère m'occuper de vous.
Papazon: Je trouve ça plus important.
Papazon: Les travaux, on va les faire faire.

Va-t-il me suggérer de travailler plus
  • pour gagner plus
  • donc sous-traiter tous les travaux
  • ce qui lui permettrait de mieux s'occuper de sa famille?

Mais en fait, non.

Parce je trouve ça aussi important de m'occuper, moi, de ma famille.

Pas de gagner plus.

Alors, les travaux seront sous-traités, petit à petit. Papazon, les enfants et moi serons juste un peu serrés un peu plus longtemps dans notre nid qui s'agrandit.

mardi 23 octobre 2007

Test de limite d'adhérence

Je porte mes bébés.

Je les tiens bien haut dans mes bras, et je les sens, et je leur frotte les cheveux du coin des lèvres.


Papazon porte Lulubelle (8 mois).

Il la tient bien haut dans ses bras et elle enfouit le nez dans son cou et il l'embrasse du coin des lèvres.

Et il la lâche doucement,

  • jusqu'à ce qu'elle décroche,
  • il la récupère
  • et la balance en l'air
  • et elle éclate de rire.

Non mais c'est PAS du tout comme ça qu'on porte un bébé.

Ben si, en fait, c'est comme ça que Papazon porte les bébés.


Qui c'est qu'à dit qu'un père au foyer est une mère comme les autres?

- page 3 de 12 -