Les devoirs se font mieux avant le goûter qu’après

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La scène revient presque tous les soirs de semaine : cartable posé, enfant qui réclame le goûter, puis cahier ouvert une heure plus tard sur une table où plus personne n’a vraiment envie d’être. Inverser l’ordre — un quart d’heure de devoirs avant le goûter, plutôt qu’après — change souvent la tension du reste de la soirée, sans qu’il y ait besoin d’y voir une méthode à appliquer partout.

Un moment où l’énergie est encore disponible

À la sortie de l’école, un enfant a passé la journée assis, concentré, à suivre des consignes. Le goûter, avec son côté détente et récompense, marque souvent la bascule vers autre chose : jouer, se défouler, décrocher. Une fois cette bascule faite, revenir vers un cahier demande un effort supplémentaire, pas seulement de concentration mais de motivation. Un court temps de devoirs posé juste avant, pendant que l’enfant est encore dans une dynamique proche de celle de la classe, évite cette double bascule.

Une durée qui reste courte, pas un programme

L’idée n’est pas d’allonger le temps de devoirs, plutôt de le placer différemment. Un quart d’heure à vingt minutes suffit largement pour l’essentiel des devoirs d’un enfant qui a déjà quitté la maternelle : au-delà, la fatigue de la journée reprend le dessus, quel que soit le moment choisi. Le goûter arrive ensuite comme une vraie pause, pas comme un sursis avant une corvée qui attend encore.

La place de l’adulte, en soutien plus qu’en surveillance

Rester à proximité pendant ce quart d’heure — sans regarder par-dessus l’épaule à chaque ligne — suffit dans la plupart des cas. Un enfant qui sent qu’un adulte est disponible en cas de blocage travaille différemment de celui qui sait qu’on va noter chaque erreur au fur et à mesure. Ce n’est ni du laisser-faire ni de la surveillance : c’est une présence qui rassure sans peser.

Un repère qui vaut aussi pour les devoirs plus longs

Les soirs où le cahier de texte annonce plus qu’un exercice rapide — une leçon à apprendre, une poésie à réciter — le même principe peut se répartir en deux temps : un premier passage avant le goûter pour l’écrit, un second après, plus court, pour la relecture ou la récitation à voix haute. Cette seconde étape demande moins de concentration fine et s’accommode mieux d’un enfant qui a déjà repris un peu d’énergie avec son goûter.

Ce qui marche un soir peut ne pas marcher le lendemain

Un enfant fatigué par une sortie scolaire, un contrôle qui l’a épuisé, une nuit plus courte que d’habitude : aucun ordre fixe ne tient face à ces jours-là, et ce n’est pas grave. L’objectif n’est pas d’imposer une règle immuable mais de repartir, la plupart des soirs, d’un ordre qui facilite plutôt que d’un ordre qui use. Aucune organisation n’est la bonne pour toutes les familles ; celle-ci fonctionne pour beaucoup, ce qui ne veut pas dire qu’elle convient à toutes.

Côté organisation de la semaine, l’ordre des devoirs n’est qu’une pièce parmi d’autres : la façon dont les repas sont anticipés en amont influence tout autant la tension du retour d’école. Notre rubrique Maison & Quotidien revient sur ces réglages du quotidien qui allègent les fins de journée.

Le temps consacré au travail personnel de l’enfant en dehors de la classe n’est encadré par aucun horaire national précis : aucun texte n’impose un moment fixe pour les devoirs à la maison, la liberté d’ajuster reste entière, famille par famille et soir par soir.


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